1. Principe de fonctionnement


Les matrices LCD ont été développées au départ pour l'informatique.
Une matrice à cristaux liquides est constituée de milliers de "pastilles" de liquides organiques composés de molécules allongées qui vont laisser passer la lumière ou la bloquer, et ce au gré d'une polarisation commandée par un cerveau numérique. Cette polarisation est "l'image" du signal à projeter. Chacune de ces cellules, pilotée par ce que l'on appelle un transistor transparent en couche fine (TFT) est l'élément d'un puzzle qui, au final, fabriquera cette image.

Il existe deux familles de vidéoprojecteurs LCD:
• les mono-LCD (en fin de vie)
• et les tri-LCD.

Aujourd'hui, la quasi totalité des projecteurs LCD sont équipés de la technologie Tri-LCD, pour une restitution optimale des couleurs. Ces derniers disposent de trois matrices de plus petite taille dédiées chacune à une couleur primaire. La résolution de l'image dépendra du nombre d'éléments contenu dans les matrices. La valeur la plus courante est celle donnée par trois matrices de 480.000 éléments chacune, soit une résolution de type SVGA, largement suffisante à ce que demande la vidéo PAL/Secam ou NTSC.


2. Optimiser l'installation d'un vidéoprojecteur LCD

1) Plutôt orientés au départ DATA que vidéo PAL/Secam/NTSC, les tri-LCD n'ont que deux exigences: le noir total et se trouver face à l'écran. Même si la plupart des LCD dépassent facilement les 1000 lumens, ça ne rime pas avec projection en plein jour, surtout que la plupart d'entre eux pèchent côté contraste et profondeur du noir.

2) Il est bon de savoir qu'il va falloir trouver un compromis entre la valeur lumineuse autorisée par l'écran et l'angle de perception qu'il permet. Plus l'écran est capable de sublimer une valeur lumineuse (coefficient de réflexion élevé), moins il assure une zone de vision large. Le compromis pour les diffusions vidéo classiques est l'écran blanc mat à bords noirs, d'un gain compris entre 1 et 1,4). Il présente l'avantage d'assurer une bonne répartition de la lumière sur un angle supérieur à 100 degrés.

Remarques :
o Le vidéoprojecteur a ceci de particulier qu'il est plutôt difficile côté signaux vidéo. Le DVD est une source de prédilection, le VHS est à proscrire.
o Il chauffe, il ne faut pas l'enfermer !
o On ne peut pas toujours compenser les déformations trapézoïdales sur certains modèles, il est donc important d'essayer de placer l'appareil face à l'écran. Ceci étant, beaucoup de diffuseurs disposent de la compensation de l'effet "clé de voûte" par le biais d'une déformation numérique de l'image (compression/extension). Le tri-LCD, grâce à son zoom (sauf exceptions), peut se placer à diverses distances de l'écran, mais de préférence, bien face à lui.
o Plusieurs modèles annoncent la présence de systèmes appelés " doubleur de lignes ", "Adaptation image vidéo" ou "Optimisation..."Ces procédés savants ont déjà pour propriété de permettre de diffuser les signaux PAL/Secam et NTSC avec une même taille d'image à l'écran. Sans eux, certains appareils LCD afficheraient des images NTSC plus petites de près de 20 % comparé aux signaux PAL/Secam.
o La nouvelle génération de vidéoprojecteurs LCD affiche de réelles performances avec des sources vidéo (DVD, S-VHS, sources broadcast) dues en grande partie à une électronique de formatage de plus en plus évoluée, grâce, notamment, à l'arrivée de scalers performants et de doub1eurs de lignes à la hauteur de la tâche. Les rapports de contraste ont également été accrus, d'où 1'obtention d'un noir plus profond qu'avec les anciennes générations.

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